Jean-Pierre Sourbier s'est tout naurellement intégré au projet
"Complicités". Il connaît Lydie Clergerie qui a estimé que ses réalisations végétales s'inscrivaient dans la dynamique de l'exposition. Elle s'en est ouverte à Catherine Libmann qui a approuvé ce
choix.
Qu'il réalise des cabanes, des installations ou de grandes sculptures, c'est toujours le végétal qui est roi pour Jean-Pierre Sourbier. Il réalise ses oeuvres par principe de bouturage ou de
plantation. Toutes les espèces et variétés l'intéressent à condition qu'elles aient une croissance lente, buissonnante et que le bois soit souple.
Le temps, celui de la pousse, est l'allié de l'artiste qui agit sur la nature en y installant des structures qu'elle investit peu à peu. Elle se les approprie proposant à l'oeil
un nouveau paysage. Le sculpteur peut alors intervenir de nouveau sur ces formes végétales en les façonnant tel un "Edward aux mains d'argent" ou choisir au contraire de laisser libre cours à la
pousse naturelle.
C'est un véritable jeu de cache-cache avec la Nature qu'organise ainsi Jean-Pierre-Sourbier.