Le Trio Boya accueilli en Dordogne par l'Agence culturelle départementale
Dordogne-Périgord a su conquérir tous les publics le vendredi 13 mars 2009 à Saint-Jory-las-Bloux.
En effet le collectif Les Voix de l'Hiver, géré par Excit'oeil, avait sélectionné ce concert dans sa programmation.
A 14h30, 80 élèves, de la grande section de maternelle au CE2, sont venus de Lanouaille et du Regroupement Pédagogique Intercommunal qui concerne des enfants de
Corgnac sur l'Isle, de Saint Jory las Bloux, Saint Germain des Prés et Eyzerac pour découvrir la salle des Fêtes transformée en
véritable salle de concert par les techniciens de l'Agence culturelle. Ils ont constitué un public très attentif et les trois musiciens les ont remerciés pour la qualité de leur écoute.
Le trio installé à Strasbourg s'approprie les vieux airs des Balkans et sait développer son propre style ouvrant ainsi une nouvelle voie aux musiques traditionnelles actuelles.
Le Bulgare Dimitar Gougov est aussi compositeur et il intègre avec bonheur ses propres créations au concert. Il joue de la gadulka, cette vielle bulgare très ancienne et
chante aussi avec un entrain et une joie communicatifs. Ses deux complices ne sont pas en reste. En effet les deux musiciens français, Etienne Gruel aux percussions
orientales (tapan, derbouka, daf, cajon) et Nathalie Tavernier au piano entrent en résonance parfaite avec Dimitar. Lorsque la pianiste, lauréate du Conservatoire de
Grenoble, frappe les touches du piano, elle donne à son instruments les intonations de Bartok.
Tous trois créent un espace musical original, accessible à tous, terriblement entraînant et vivant. D'ailleurs les enfants ne s'y sont pas trompés.
L'une des chansons Devoïko est accompagnée de la projection d'un film d'animation original créé par Renaud Perrin, ami du groupe, et l'osmose entre les images poétiques et la
musique est totale. Les trois jeunes artistes ont su aussi se montrer parfait pédagogues en donnant des explications claires sur leurs instruments et leur itinéraire musical respectif sans
jamais être ennuyeux.
Le soir à partir de 20h30 la magie s'est renouvelée et le public heureux a découvert une musique qui l'a emporté dans un tourbillon de sonorités si impétueux que toutes et tous ont bien failli
décoller de leur siège, entraînés par leurs pieds avides de danser. Un deuxième film d'animation du même réalisateur Renaud Perrin a été projeté en sus de celui déjà proposé au jeune public
l'après-midi.
La fête était complète.
Un trio à suivre!